Nvidia Corporation’s stock jumped from $5.90 USD in January 2020 to $182 USD in August 2025. The company’s chips power artificial intelligence.
Pensions, frénésie des placements et intelligence artificielle et organisations dans une euphorie de dépenses. Des sociétés aussi diverses que Sephora, Coca-Cola et Mercedes-Benz ont intégré l’IA dans leurs opérations d’une manière ou d’une autre pour réduire les coûts ainsi qu’attirer des investissements et des clients. Le secteur des régimes de retraite n’a pas échappé à cette tendance. Bien que ces technologies offrent des possibilités intéressantes, elles comportent également des risques importants.
Les actions liées à ces technologies sont devenues extrêmement populaires. Pour comprendre les montants qui ont été injectés dans le marché de l’IA en très peu de temps, il suffit d’examiner une seule action, celle de Nvidia Corporation. Cette entreprise américaine de technologie, qui était surtout connue pour la vente de puces d’ordinateur pour jeux vidéo, se négociait en janvier 2020 à 5,90 $ US. En août 2025, son cours avait atteint un nouveau sommet de 182 $ US. Elle est devenue la première entreprise à dépasser une capitalisation boursière de 4 000 milliards $ US, soit 8 % de l’ensemble de l’indice S&P 500. La raison? Les puces qu’elle fabrique (unité centrale graphique) sont celles qui sont utilisées dans la technologie de l’IA.
Les régimes de retraite investissent massivement, non seulement dans des actions comme celle de Nvidia, mais aussi dans des biens matériels. En juillet 2025, InvestissementsRPC a annoncé son engagement de 225 millions $ pour détenir une participation de 50 % dans un prêt à la construction d’un centre de données en Ontario, qui a été loué à l’avance à un important fournisseur de services infonuagiques axés sur l’IA utilisant des unités centrales graphiques.
L’explosion de la bulle Internet au début des années 2000 nous rappelle que ce type d’euphorie comporte des risques. Bien qu’Internet ait eu un effet transformateur, cela ne s’est pas nécessairement traduit par des gains importants et durables pour les investisseurs qui ont misé sur les actions des premières cyberentreprises. Les valorisations et les attentes en matière de rendement et de croissance peuvent ne pas concorder avec les montants investis, ce qui pourrait entraîner des pertes considérables une fois que l’enthousiasme se sera refroidi.
Les administrateurs de régimes de retraite ont commencé à utiliser l’IA pour établir leurs hypothèses actuarielles et la tarification des rentes. Ils ont également créé des outils axés sur les participants, dont des robots conversationnels, afin de réduire le nombre de demandes d’information répétitives, et utilisent l’IA pour la surveillance en temps réel des placements plutôt que les examens plus traditionnels effectués annuellement.
Ces cas d’utilisation comportent également des risques. La législation existante en matière de protection de la vie privée s’applique à la réglementation et à l’utilisation de l’IA. Cela signifie que les administrateurs doivent tenir compte du consentement et de la divulgation d’information, réunir seulement les données nécessaires et prévoir des mesures de protection, etc. Il existe également un risque de manquements à la propriété intellectuelle et d’« hallucinations de l’IA », qui a lieu lorsqu’un grand modèle de langage génère des données inexactes et les présente comme des faits.
Nous n’en sommes encore qu’aux premiers stades de la technologie de l’IA. Il y a autant de raisons de s’en réjouir que de s’en inquiéter, mais pour le meilleur ou pour le pire, nos régimes de retraite sont pleinement engagés dans cette voie.