Élections 2019 : Nos priorités

Un groupe de personnes âgées souriant à l'extérieur.

 

Les aînés représentent le groupe démographique connaissant la croissance la plus rapide et le gouvernement a un rôle important à jouer dans l’adaptation des politiques et des systèmes publics aux besoins de la population grandissante des aînés d’aujourd’hui et dans la planification concrète de nos politiques et systèmes pour les aînés de demain. L’Association nationale des retraités fédéraux a lancé une campagne pour s’assurer que ces questions sont au coeur du programme politique.

Pour ces élections, l’Association nationale des retraités fédéraux (Retraités fédéraux) s’est donné quatre priorités principales : la sécurité du revenu de retraite; une stratégie nationale pour les aînés; le soutien aux vétérans et à leurs familles; et l’assurance-médicaments.

 

Augmenter la sécurité du revenue de retraite

Selon des estimations de Statistique Canada, 12 % des familles de personnes âgées sont considérées comme ayant un faible revenu et 28,5 % des aînés célibataires se trouvent au seuil du faible revenu. Cela représente 600 000 Canadiens âgés vivant dans la pauvreté. Même si les augmentations récentes du Régime de pensions du Canada (RPC), du programme Sécurité de la vieillesse (SV) et du Supplément de revenu garanti (SRG) constituent des pas dans la bonne direction, il faut en faire davantage pour que les Canadiens âgés puissent se permettre de vivre une retraite saine, active et digne.

Un régime de retraite à prestations déterminées équivaut au régime de retraite comme nous le concevons traditionnellement. Les employeurs et les employés cotisent à un fonds de pension qui est mis en commun et investi. Pour le reste de leur vie, les retraités reçoivent un montant précis, selon une formule qui tient habituellement compte des années d’emploi et du salaire. Le taux de personnes couvertes par un régime de retraite à prestations déterminées continue à diminuer au pays, passant de 70 % en 2005 à 42 % en 2015 pour celles qui sont couvertes par un régime d’épargne-retraite du secteur privé — même si, lorsqu’elle est bien gérée, cette option de pension est la meilleure façon d’assurer la sécurité du revenu de retraite. Il est prouvé que les régimes à prestations déterminées assurent la sécurité de la retraite et permettent aux Canadiens de continuer à contribuer de manière significative aux économies locales et nationale. Jusqu’à 80 % de tous les dollars de prestations de pension dépensés proviennent du rendement des investissements, qui réintègrent ensuite les économies locales.

Mais il suffit de citer l’exemple récent de Sears pour savoir que les régimes de retraite à prestations déterminées ne sont pas toujours garantis. Pour s’assurer que les employés et les retraités ne sont pas laissés pour compte lorsque leur employeur fait faillite et que les pensions sont protégées en cas d’insolvabilité,

 

Stratégie nationale pour les aînés

Les Canadiens âgés constituent le segment de notre population qui croît le plus rapidement, mais les lacunes en matière de politiques et de soins de santé créent des obstacles à leur autonomie et au rôle essentiel qu’ils jouent au sein des communautés et d’économies saines et dynamiques.

En nous attaquant à ces enjeux séparément, nous n’obtiendrons pas les résultats dont nous avons besoin. Une stratégie nationale coordonnée pour les aînés, dotée d’un financement dédié et d’objectifs responsables, nous permettra de répondre aux besoins changeants des aînés.

 

Améliorer le bien-être des vétérans et de leurs familles

Les vétérans ont de la difficulté à obtenir le soutien dont ils ont besoin pour avoir une qualité de vie acceptable après le service.

La transition à la vie civile est un changement majeur pouvant être particulièrement difficile pour ceux qui sont malades, blessés ou ont subi un traumatisme. Le transfert au système médical civil est souvent marqué par la difficulté de trouver des médecins de famille, de longues attentes et des dossiers médicaux incomplets ou manquants. Ces difficultés peuvent signifier que les vétérans malades ou blessés n’ont pas accès aux avantages et aux services financiers, de santé et d’un autre ordre offerts par Anciens Combattants Canada (ACC).

Les déménagements inhérents au service militaire ont aussi un impact direct sur les familles. Il est important que ceux qui prodiguent des soins et du soutien aux vétérans malades ou blessés aient également accès à des outils et à du soutien.

Il est essentiel de rétablir la confiance des vétérans. Qu’ils soient forcés de poursuivre leur propre gouvernement en justice pour obtenir des prestations méritées ou — dans le cas des vétéranes — doivent guérir d’un traumatisme sexuel lié au service militaire, certains vétérans d’aujourd’hui ressentent une perte de confiance dans la chaîne de commandement et dans notre gouvernement. Le grand nombre de changements de ministres d’ACC et d’erreurs de calcul des paiements aggrave ce manque de confiance envers le système dont les vétérans dépensent.

Enfin, les femmes militaires et les vétéranes relèvent des défis supplémentaires. Elles représentent environ 16 % des militaires, mais on vise un pourcentage de 25 % d’ici 2025. Et pourtant, certains aspects des systèmes pour militaires et pour vétérans ne tiennent pas compte des sexospécificités et présentent des préjugés systémiques, sans oublier des lacunes en matière de recherche.

 

Donner priorité à l’assurance-médicaments

Le Canada est le seul pays doté d’un régime de soins de santé universel au monde qui n’offre pas aussi une assurancemédicaments universelle. Les Canadiens paient constamment des prix parmi les plus élevés pour les médicaments d’ordonnance. Vingt pour cent des Canadiens n’ont pas de couverture adéquate pour répondre à leurs besoins. Au Canada, un ménage sur quatre n’a pas les moyens de faire exécuter ses ordonnances.

Un régime public universel d’assurance-médicaments aiderait les Canadiens à mieux gérer leur santé, réduirait les coûts des médicaments et permettrait une meilleure surveillance de l’efficacité et de l’innocuité des médicaments. Il réduirait aussi le fardeau des autres composantes du système de soins de santé.